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Un musée s'intéresse aux traces : il
cherche à comprendre à partir d'objets (naturels, façonnés,
modifiés…peu importe). Un conservateur peut aussi laisser
des traces : travailler pendant quarante ans pour une
institution c'est prendre le temps de parcourir un chemin,
de tracer la voie, de construire un savoir, de laisser
aux générations futures connaissances et découvertes.
Michel Philippe fait partie de l'histoire du Musée,
de cette histoire en marche qui est signe d'évolution
et de dynamisme. Il a consacré énergie et patience,
savoir-faire et savoir-être. Il a accompli une œuvre.
Au moment où le Muséum prend de nouvelles dimensions,
dans la perspective d'un nécessaire développement, il
est bon de se rappeler que ce qui se fait et se fera
s'appuie d'abord et avant tout sur ce qui a été fait.
En tant que responsable des Musées
de Sciences et Sociétés, il me fait plaisir de reconnaître
la compétence de Michel Philippe, son engagement, sa
capacité de travail, son dévouement et ses connaissances.
Le Muséum perd un collaborateur précieux : heureusement
nous savons qu'il continuera à collaborer avec nous
(à travers l'importante donation qu'il fait au Musée
et à travers études et projets). Nous le remercions,
au nom du Musée, mais aussi au nom de l'ensemble de
la communauté, qui pourra encore pendant longtemps bénéficier
de ses recherches et de ses fouilles.
Michel CÔTE
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