|
|
Confluence des savoirs
|
En préfiguration du Musée des Confluences et en partenariat
avec l'Association des Fondations et l'Ecole Normale Supérieure
de Lyon, le Muséum organise, pour la 3eme année consécutive,
ce cycle de conférences associant un scientifique et un artiste.
Deux points de vue qui se répondent pour créer une rencontre
originale et enrichissante, une confluence des savoirs
Association des Fondations "Confluence des savoirs"
Créée en 2002 dans le but de
promouvoir le futur Musée des Confluences, l'Association
des Fondations "Confluence des Savoirs" regroupe:
| Fondation Bullukian |
|
| Fondation Entreprise Réussite Scolaire |
|
| Fondation Jeunesse, Avenir, Entreprise |
|
| Fondation Renaud |
|
| Fondation Scientifique de Lyon et du Sud-Est |
|
|
Ecole
Normale
Supérieure
de Lyon
Un enregistrement vidéo sera diffusé
sur le site :
www.ens-lyon.fr/asso/groupe-seminaires
|
|
|
Mercredi 17 novembre 2004 : "Mythes
d'origine"
|
|
|
Le Scientifique
Pierre GIBERT
Jésuite, ancien professeur d'exégèse de l'Ancien Testament
et ancien doyen de la faculté de théologie de Lyon; actuellement
rédacteur en chef de la revue «Recherches de science religieuse». |
Qu'évoque une telle expression ? Pour les
scientifiques, elle ne peut que renvoyer à l'imaginaire et
donc à quelque chose de faux et donc d'inacceptable en matière
de connaissances. Pour l'anthropologue, tautologique, elle
est floue, imprécise. Il existe pourtant des textes, classés
depuis deux ou trois siècles dans cette catégorie, et qui,
dans toutes les cultures, (en particulier proche orientale)*
parlent précisément des origines de l'univers, de la vie,
de l'humanité, des techniques, etc. Car passées ou dépassées
les réserves et critiques des «spécialistes», un langage polyvalent
s'impose, à la fois pittoresque, symbolique, poétique et...
soucieux d'enseignement ! Et si, en fin de compte, par delà
nos connaissances critiques et scientifiques, ces fameux «mythes
d'origines» continuaient à s'adresser à nous en parlant de
nous ? Si, dans leur langage même, symbolique, poétique, ils
continuaient à dire nos interrogations et nos inquiétudes
sur la mort, la différence des sexes, la puissance ambiguë
de la vie, le mal, etc ?
* Grèce, Egypte, Mésopotamie, Premier Chapitre de la Genèse |
|
|
|
L'artiste
Shams
GROUPE DE MUSIQUES AFGHANES |
Shams est le nom d'un personnage extraordinaire,
contemporain et guide spirituel de Mawlana Jalalodine Roumi,
fondateur des derviches tourneurs ; il fut aussi un grand
maître à penser dans la culture afghane.
L' ensemble est composé de Ghaffar Ehsani (Robab), Hamayoun
et Massoud Raonaq (Chant, harmonica, tablas), Pierre Fassy
(Flutes,saxophone) et de Besmil (Tablas, dolhak).
Shams présente des morceaux instrumentaux,
des chants populaires et des ghazal (chants d'amour alliant
la beauté littéraire et la qualité musicale inventés vers
le X e siècle dans le monde musulman).
Ces mélodies très anciennes qui véhiculent la culture dans
ses traditions et occasions, que ce soit des chants de fêtes,
ou des voyages musicaux à travers monts et vallées lointains,
illustrent les épopées et les contes d'amour de l'orient suave
et raffiné. |
|
|
 |
Mardi 1er février 2005 : "Errare
humanum est ! - surtout pour les hommes de sciences
|
|
|
Le scientifique
Girolamo RAMUNNI
Professeur des universités, professeur d'histoire des sciences
et des techniques à l'Université Lumière Lyon 2, chargé de
mission auprès de la direction du CNRS, conseiller scientifique
du Comité pour l'histoire du CNRS en vue de la rédaction de
l'histoire du CNRS. |
L' erreur n'a pas bonne presse quand on parle
de sciences. On est habitué à recevoir des messages de réussites,
pas d'échecs. Et pourtant, si l'on regarde de près l'activité
des chercheurs sur des périodes plus ou moins longues, force
est de constater que ce qui se passe couramment est qu'ils
se trompent.
Heureusement, car une recherche qui aboutirait constamment
à des résultats positifs serait insupportable car elle nous
conduirait à changer constamment nos idées sur le monde.
Les scientifiques ont même construit une méthodologie d'investigation
sur l'erreur : chercher par essais et erreurs.
Pourquoi alors on ne parle presque jamais des erreurs ?
C'est cela la question essentielle, car elle porte sur l'image
dominante de la recherche. La prise en compte de l'erreur
est intéressante dans la mesure où cela nous dit quelque chose
de plus sur le fonctionnement de la science. Peut-on aller
jusqu'à affirmer que la manière dont on décrit habituellement
la recherche est fausse et traîne des vieilles conceptions
remontant au XVIII e et XIX e siècles ? On peut aussi
se demander si la désaffection des jeunes pour la science
n'est pas la conséquence de notre incapacité de parler correctement
d'elle. |
|
|
|
L'artiste
Heiko Buchholz
INTERVENTION THÉÂTRALE |
La diffusion de la science par la théâtralisation
est un phénomène courant aujourd'hui, cependant la conférence
de Heiko Buchholz va vous proposer une aventure singulière.
En appliquant les méthodes classiques de la recherche et de
l'enseignement (statistiques, expériences, projections...)
l'artiste vous entraînera dans une mise en abîme des techniques
et de la médiatisation de cette même recherche, de ses tâtonnements,
hypothèses et de ses découvertes.
EN RÉSONNANCE AVEC L'ANNÉE MONDIALE DE LA
PHYSIQUE |
|
|
 |
Mardi 8 mars 2005 : "Progrès,
biologie et société"
|
|
|
Le scientifique
Axel KAHN
Docteur en médecine, docteur ès sciences et directeur de recherches
à l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale,
il dirige l'Institut Cochin. Il est membre du Comité consultatif
national d'éthique depuis1992. |
Le progrès, cette marche collective du genre
humain, d'un pas ferme et sûr, sur la route de la vérité,
de la vertu et du bonheur dont parlaient Victor Hugo et Condorcet
a-t-il atteint ses objectifs ? Le pouvait-il ? Le pourra-t-il
? Les sciences de la vie et les biotechnologies constituent
un test significatif des aspirations du progrès et de l'évolution
du regard que les citoyens jettent sur ses promesses.
Les connaissances et les techniques qui en découlent accroissent
en effet dans d'immenses proportions la maîtrise de l'Homme
sur les êtres vivants, en particulier lui-même. Le pouvoir
ainsi acquis est celui de soigner mieux mais pourrait être
utilisé aussi au détriment des aspirations et des droits de
personnes. La science et la technique disent ce qui est sans
doute vrai et peut être réalisé. Ils n'ont ni la fonction,
ni le pouvoir de déterminer ce qui est juste.
Cela, c'est à la société toute entière, informée avec loyauté
par ses scientifiques, qu'il convient d'en décider. |
|
|
|
L'artiste
Bernard Rancillac |
Artiste plasticien. Artiste engagé s'il en
est, Bernard Rancillac a depuis les années soixante, en appartenant
au mouvement de la figuration narrative, défendu un rôle de
«regardeur militant» du monde dans lequel il crée.
Critique envers la société de consommation,
les engagements et pouvoirs politiques et économiques ou les
conflits mondiaux (du Vietnam à l'Algérie en 2000), il met
au service de ses idées, son langage plastique, mais aussi
ses cours, conférences et écrits où il explique son «regard
idéologique» (titre d'un de ses derniers livres écrits entre
1975 et 1979 et publié en 2000).
Cette force virulente est une nécessité, il écrit en 1976
: «délivrer un message (...) m'apparaît une obligation, s'éprouve
sans conteste, pour peu qu'on désire participer en tant qu'artiste,
à la vie publique, en assurant un rôle dans la société». |
|
|
 |
Mardi 12 avril 2005 : "Alimentation
et cancer"
|
|
|
Le scientifique
Jean-Paul LAPLACE
Directeur de recherche à l'INRA, il est depuis mars 2000 président
de l'Institut français pour la nutrition, et dirige depuis
septembre 2003 le Centre de Recherches en Nutrition Humaine
d'Ile-de-France récemment créé. |
Nous tenterons de faire de manière aussi
simple que possible un bilan des certitudes et interrogations
concernant la relation entre alimentation et cancers. Quelques
statistiques récentes permettront de situer l'ampleur du problème
en termes de santé publique, et de tirer les enseignements
des variations de l'incidence des cancers selon les pays et
au fil du temps. Nous évoquerons ensuite succinctement les
facteurs de risque et les mécanismes qui peuvent conduire
à un cancer pour prendre conscience de la complexité d'une
éventuelle prévention nutritionnelle. Cette approche raisonnée
permettra de proposer une hiérarchie du risque selon le niveau
des preuves. Sur ces bases, nous développerons les quelques
certitudes consensuelles ; nous évoquerons ensuite quelques
unes des hypothèses fortes qui font encore débat dans la communauté
scientifique et des hypothèses qui, pour être répandues, n'en
restent pas moins loin d'être fondées. |
|
|
|
L'artiste
Elisabeth Macocco lit
Eric Emmanuel Schmitt |
Comédienne et metteur en scène de renom,
elle est actuellement directrice du Théâtre de Privas.
Eric Emmanuel Schmitt, auteur contemporain à succès, a écrit
de nombreux romans et textes pour le théâtre dont «Petits
crimes conjugaux» ou «Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran»...
Trop souvent la littérature, le théâtre ou
le cinéma nous ont donné une image pathétique et tragique
du rapport de l'homme au cancer, à la maladie en général.
Le texte d'Eric Emmanuel Schmitt «Oscar et la dame en rose»
renouvelle le genre en insufflant dans ce thème, une leçon
de vie emplie de réflexions philosophiques, de tendresse et
d'humour. De la découverte du diagnostic, aux rapports aux
proches, à l'introspection, Oscar, le jeune garçon vit en
raccourci toute une vie et nous offre ainsi un regard neuf
sur le rapport à la maladie. |
|
|
 |
Mardi 10 mai 2005 : "Quelle énergie
pour le futur ?"
|
|
|
Le scientifique
Victor SANCHEZ
Directeur du département des Sciences pour l'ingénieur au
CNRS depuis le 18 janvier 2001. |
La maîtrise de la demande d'énergie et des
conditions d'approvisionnement constitue un enjeu politique
majeur pour l'ensemble de la planète. A la suite du grand
débat sur l'énergie en France, plusieurs voies faisant intervenir
des énergies renouvelables ont été définies comme des priorités
: l'efficacité énergétique, les biocarburants, l'énergie solaire,
la filière hydrogène et... la capture et la séquestration
du CO2.
L'exposé sera dédié à l'intérêt de ces énergies
dans les domaines des transports, de l'habitat, de l'environnement
en mettant en exergue les besoins en recherche, en innovation
et les perspectives d'industrialisation.
|
|
|
|
L'artiste
Jean-Claude Dunyach
AUTEUR DE SCIENCE-FICTION |
Dès que la science-fiction parle du futur
proche, l'énergie se retrouve bien souvent au coeur du sujet...
L'avenir que les écrivains envisagent est en général technologique,
c'est-à-dire envahi d'objets modernes (des robots aux nanomachines),
d'ordinateurs et de réseaux hyper puissants, voire de véhicules
interplanétaires qui partent terraformer Mars. Cette vision
repose sur l'hypothèse implicite qu'une quantité d'énergie
suffisante sera toujours disponible, et à un coût raisonnable...
C'est pour cela, d'ailleurs, que les avenirs proches de la
science-fiction sont souvent très pollués. Entre les centrales
nucléaires défaillantes, les marées noires, le réchauffement
planétaire induit par la surexploitation de notre planète,
le futur de nos descendants directs n'est pas toujours rose.
A moins que... C'est là que l'imagination de certains auteurs
s'enflamme pour parler d'un mode régi par l'énergie solaire
et le recyclage des déchets, avec à l'horizon, des champs
d'éoliennes silencieuses.
Mais le futur qui nous attend pourrait très bien être influencé
par les découvertes les plus avancées de certains laboratoires,
par la fusion froide si on arrive un jour à la produire, ou
par d'autres techniques encore à l'état de prototype.
Jean-Claude Dunyach, écrivain et scientifique,
travaillant actuellement dans l'aérospatiale est l'auteur
de nombreux romans (écrit seul ou avec un autre grand auteur
Ayerdal), où s'entremêlent sciences et fictions.
EN RÉSONNANCE AVEC L'ANNÉE MONDIALE DE LA
PHYSIQUE |
|
|
 |
|
|